À l'occasion de la journée commémorative des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), le Président National du Mouvement des Démocrates Congolais (MDCO), Monsieur Gabriel Mokia, était l'invité de l'émission « Tables Rondes ». Au cours de cet échange sans concession, le leader du MDCO a partagé sa vision sur la crise sécuritaire à l'Est, le débat constitutionnel et la gouvernance socio-économique du pays.
Le soutien indéfectible aux FARDC face à l'agression rwandaise
Revenant sur la signification du 17 mai, Gabriel Mokia a tenu à dissocier la commémoration des militaires congolais – qu'il soutient fermement – des souvenirs sombres de l'entrée de l'AFDL en 1997, synonyme à ses yeux de spoliations massives de biens de citoyens congolais.
Sur le plan sécuritaire, le président du MDCO reste convaincu de la victoire finale de la RDC sous l'impulsion du Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi. Il a fustigé la complicité de certaines puissances occidentales avec le régime de Kigali :
Il a également averti l'opposition interne contre toute tentation de collusion avec les mouvements rebelles de l'AFC : « On ne joue pas avec une période de guerre. S'associer avec ceux qui prennent les armes contre la patrie, c'est de la trahison. »
Débat sur la Constitution : "Un mandat troublé nécessite une réparation"
Interrogé sur les remous politiques entourant la révision constitutionnelle et la question d'un éventuel troisième mandat, Gabriel Mokia a invité le peuple congolais à faire preuve de réalisme historique. Selon lui, le pouvoir actuel n'a pas pu exercer pleinement ses prérogatives à cause des crises successives (coalition FCC-CACH au premier mandat, guerre du M23/AFC au second).
« Le Chef de l'État a géré dans la difficulté, son mandat a été troublé. Quand une chose est troublée, la logique veut qu'on la répare. Le peuple doit en tenir compte », a-t-il déclaré, rappelant au passage son propre historique d'opposant incarcéré huit fois sous les régimes précédents pour avoir défendu le double tour électoral.
Cri du cœur économique : Modernisation de Kinshasa et paiement de la dette intérieure
Fidèle à sa proximité avec les réalités des opérateurs économiques et de la population, le président du MDCO a vertement critiqué la gestion urbaine de Kinshasa. Prenant l'exemple de l'avenue du Commerce, artère vitale totalement inondée et impraticable, il a interpellé directement le gouverneur Daniel Bumba : « Être gouverneur, c'est sillonner la ville, trouver des solutions et utiliser les taxes pour embellir nos routes, pas pour faire une autre vie ailleurs. »
Enfin, Gabriel Mokia a lancé un appel vibrant au Ministère des Finances concernant le paiement de la dette intérieure, rappelant que l'asphyxie des opérateurs économiques locaux pénalise des milliers de familles congolaises en cette période de crise. « Le pays doit faire circuler l'argent pour que nous puissions faire vivre nos enfants et nos petits-enfants », a-t-il conclu.
La Rédaction – Direction de la Communication du MDCO

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