Alors que le Kasaï-Central fait face à des défis sanitaires persistants, le Dr Blaise Bernard Tshipambula, Secrétaire National en matière de Santé du MDCO et Interfédéral du parti à Kananga, livre un diagnostic sans complaisance.
KANANGA – La santé est le premier pilier de la dignité humaine. Pour le Dr Blaise Bernard Tshipambula, elle est aujourd'hui menacée à Kananga par une combinaison de facteurs culturels, sociaux et environnementaux. Dans son dernier rapport, le haut cadre du mouvement de Gabriel Mokia Mandembo appelle à une prise de conscience collective.
L’urgence d’une prise en charge médicale précoce
Le premier constat du Dr Tshipambula concerne le recours systématique aux traitements traditionnels. Si la culture a sa place, le docteur dénonce une « distraction » qui coûte des vies :
"La population se livre au traitement traditionnel pour de nombreuses maladies et ne se présente aux structures médicales qu'en cas de complications ou de retard extrême."
Ce décalage conduit trop souvent à des décès évitables, les patients arrivant dans les centres de santé à un stade où les interventions cliniques deviennent complexes, voire impossibles.
Planification familiale et enjeux de développement
Pour le Secrétaire National en matière de Santé du MDCO, la politique sanitaire est indissociable du bien-être économique. La faible adhésion aux méthodes de planification familiale à Kananga reste un obstacle majeur à l'épanouissement des foyers. Le Dr Tshipambula plaide pour une sensibilisation accrue afin de garantir une meilleure santé maternelle et infantile dans la province.
Paludisme et Insalubrité : Un double combat
Le paludisme continue de faire des ravages, nourri par deux facteurs critiques identifiés par l'Interfédéral :
- L'insalubrité urbaine : L’absence de gestion des eaux stagnantes favorise la prolifération des moustiques.
- L'usage des MIILD : Le détournement des moustiquaires imprégnées de leur usage protecteur affaiblit la prévention.
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